Le vignoble français est devenu ces vingt dernières années très majoritairement (plus de la moité) producteur d’appellation d’origine. Les vins de pays ont également gagné de la place au détriment des vins de table et occupent desormais 31 % du marché vinicole à la production. Ils font pourtant partie de la même catégorie que les vins de table selon la réglementation européenne. L’Union ne distingue en effet que deux catégories : les vins de qualité produits dans des régions déterminées (AOC et AOVDQS) et les autres (vins de table et vins de pays).
La notion de vin de pays fait aussi référence à une provenance géographique, son étiquette ne donne aucune précision sur sa distinction par rapport à une AOC en termes de conditions de production et de délimitation de terroir. Ce qui laisse le consommateur perplexe et livré à lui même.
Aujourd’hui, les vins présentés dans les rayons de supermarchés mentionnent presque tous le pays de provenance ainsi que la région d’origine en plus de la marque ou du nom du fabricant, les simples vins de table sans autre mention géographique que le pays d’origine ne représentent plus qu’une infime partie de l’ensemble. Mais ce n’est pas toujours le cas dans d’autres grands pays producteurs comme l’Italie ou l’Espagne...
Le vin diffère donc selon son origine, ce qui nous amène à classer le vin comme un patrimoine culturelle propre à chaque pays. Nous allons donc partager dans ce site non seulement de simples informations mais aussi et surtout des cultures différentes.
Le vin est actuellement vulgarisé et presque tous les pays ont leurs vignerons même si les plus grands producteurs gardent toujours une place particulière auprès des consommateurs avertis. De plus, le vin est concurrencé par d’autre produits de grande consommation tels la bière, les sodas et les autres boissons "hygiéniques". Ce qui fait que le vin n’a plus le monopole du marché des boissons comme c’était le cas dans le temps et le fait est que les consommateurs sont plutot favorables à ces nouveaux produits, ce qui se traduit par la prospérité des producteurs de ces "nouvelles boissons". Il est naturel aujourd’hui de préférer la bière ou la limonade au vin d’autant plus que ces dernières années ont vu naître une division de la société entre "buveurs" et "non buveurs". « Chacun ses goûts ! », vous répondra-t-on.
D’un autre côté, les moyens de communication modernes, permettant une large diffusion d’information et touchant une grande partie de la population nous donne de l’espoir. Devant l’importance de la mondialisation et de l’uniformisation des produits, l’authentique, le rare, et personnalisé sont également recherchés , même si elle n’intéresse pas tout le monde.
D’ailleurs, toutes les études le prouvent, la consommation de vin en France baisse peu à peu et ce depuis longtemps. La consommation de vin n’est plus qu’occasionnelle et une partie toujours croissante de la population devient "non buveur."
Cette situation engendrait peu à peu une chute de la consommation des vins de table, au profit des vins d’appellation, ce qui garantissaient à ceux-ci une progression des ventes. Durant la période 1986-1990, la consommation moyenne de vin en France était encore de 41,7 millions d’hectolitres pour arriver à 32,9 en 2003 et même la consommation des appellations aurait commencé à diminuer (autour de 16 millions d’hectolitres) depuis le début de la décennie.
La crainte pour la santé ainsi que le durcissement de la législation contre la conduite en état d’imprégnation alcoolique est aussi un facteur non négligeable de cette baisse de consommation. Les contrôles préventifs, institués en 1978 et facilités par la mise au point d’éthylotest, se sont multipliés. Le taux maximum légal d’alcoolémie, est maintenant fixé à 0.5g/l depuis 1995 s’il était à 0,8 g/l en 1970 et les sanctions sont sévères, allant du retrait de points (6 ou 3 selon le degré) sur le permis de conduire à 12 points institué en 1989, suspension du permis, annulation du permis et confiscation du véhicule jusqu’à la poursuite judiciaire contre les patrons de débits de boissons en cas d’accident de leurs clients...Une situation qui se justifie quand même par une baisse de la mortalité routière en 2003.
La loi Evin de 1991 avait réglementé strictement la publicité pour les boissons alcoolisées . Les viticulteurs et les interprofessions ont demandé en 2004 qu’on revienne sur ce texte prenant exemple sur l’Espagne qui vient de libéraliser la publicité pour le vin, à l’instar des autres alcools.
Cependant, la publicité peut-elle changer une tendance aussi généralisée ?. Le fait est que la consommation de vin à une faible quantité est reconnue bénéfique pour l’organisme par de nombreux spécialistes de la santé publique.